Ce film s’appelle Voici

Ce film s’appelle Voici

DE JEAN-LOUIS LE TACON

France, 2013, 34’, prod. et dist. Jean-Louis Le Tacon

Nous retrouvons Jean-Louis Le Tacon chez lui, dans une veine autobiographique authentique et très drôle. Dans ces journaux du quotidien, tournés avec des moyens très légers, il fait toujours preuve de sa – légendaire – vitalité et documente avec précision ses activités de construction. En effet, dans « Ce film s’appelle Voilà », il s’agit de donner aux chèvres un abri rénové et dans « Ce film s’appelle Voici », de construire un nouveau poulailler. Les volatiles, au même titre que les biquettes, surveillent attentivement et commentent sans relâche l’avancée des travaux.

Jean-Louis Le Tacon prend une part (très) active dans la période du cinéma militant, soit de 1968 à 1978, en Bretagne. Il raconte : « Puis c’est Paris. Le mouvement militant retombe, je me retrouve sans profession. C’est le moment où Jean Rouch crée un doctorat de cinéma à Nanterre. Je m’y engouffre. Et découvre que je pratique l’anthropologie visuelle. Je vais tourner Cochon qui s’en dédit en 1979.
J’aurais pu continuer à explorer la veine bretonne, mais je ne veux pas récidiver. Alors toujours, il me faut réinventer… S’ensuivront une multitude d’autres films, près d’une cinquantaine au total. Recherches, performances, vidéo-art, commandes… Tout un travail autour de la caméra paluche (une caméra mobile légère), des formations, de l’enseignement. Aujourd’hui, je fais des films autobiographiques, je me filme aussi. Peut-être que je cherche à boucler une boucle ? Je filme à la campagne, où je vis. »

BED – Bretagne et diversité